Le moringhe  
Le moringhe est à la fois un combat et une danse. On n'utilise que les coups de poing, on n'a pas le droit de donner des coups de pied. C'est un  combat rythmé, comme la capoehra. Ca peut être très dangereux, on peut même y laisser une dent.

Le moringhe a lieu sur une place du village.
Les spectateurs forment un grand cercle autour du lieu de combat. Il y a deux combattants au milieu de tous les spectateurs. Ils peuvent choisir trois combats au maximum. Ils ne se gardent aucune rancune après le combat.

Ce combat est maintenant surtout pratiqué pendant le ramadan, après le repas du soir, vers 20 h. Il peut durer jusqu'à 3 h du matin ou jusqu'à l'aube. Il a lieu sur une place publique ou sur un terrain de sport.

Ce combat est accompagné de percussions. Deux arbitres contrôlent le combat. Mais quand les combats sont difficiles, il peut y avoir quatre arbitres. Il n'y a aucune règle.  D'autres arbitres tiennent des branches pour frapper les spectateurs qui s'approchent trop des combattants.

Il y a aussi des musiciens. On fait un grand cercle (le saf). Une personne entre dans le cercle et si quelqu'un voit qu'il peut se battre avec elle, il descend se battre. Certains s'entourent les mains de bandes de tissus.

Contre qui se bat-on ? On se bat contre un village. Chez nous, à M'tsangamouji, on invite toujours nos voisins de Chembenyoumba pour se mesurer à eux. Quand on a fini de se battre, on se donne (se serre) toujours la main. 


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  © Collège de M'tsangamouji, Mayotte
Texte : Anrichidine, Habiroudine, Spoudaïss, Daroueche, 4e 2,  Anicet, Tihamyou, Ondhoumanidine, Hadji, 4e 3. Dessin : Wakidou, 4e 3, 2006-2007